16/03/2010
Actus Niger
Le Pays N°4572 du lundi 15 mars 2010
La junte saisie d'une demande de révision des contrats miniers au Niger
PANA - 16-03-2010
Niger: La Société civile invitée à s'impliquer dans la transition
Niamey - Pana 16/03/2010
Quatre hommes et une junte
JEUNE AFRIQUE - 16/03/2010
Arrestation à Niamey de l’ancien porte-parole du gouvernement déchu de Mamadou Tandja
APA - 16-03-2010
15/03/2010
Vers un procès Tandja ?
L'ancien président nigérien doit-il être jugé ? Les opinions divergent au sein de la junte militaire, au point de déclencher quelques frictions. À Niamey, une majorité des membres de la junte au pouvoir est favorable à un procès de Mamadou Tandja, qui est toujours détenu à la Villa verte. Dans un premier temps, le 20 février à Bamako, lors d’un sommet régional, le colonel Djibrilla Hima Hamidou, alias Pelé, a annoncé que le président déchu ne serait pas jugé. « Nous n’allons pas arriver à cette extrémité », a-t-il précisé. Mais dès son retour à Niamey, l’officier a été « recadré » par le numéro un de la junte, le commandant Salou Djibo, qui lui a demandé de ne plus s’engager sur l’avenir de Tandja. Le 28 février, dans son adresse à la nation, Salou Djibo a dénoncé « le crime de haute trahison » commis l’an dernier par les « anciennes autorités », qui ont refusé « de se soumettre aux arrêts de la Cour constitutionnelle ». Mauvais signe pour Tandja…
Au sujet du résultat du FN aux régionales
Qu'on vire les tas d'ordure, les rats suivront."
TCHIGAYENE - SESSION DE TRAVAIL FEVRIER 2010
Pas de quoi se nourrir ou si peu et un soupçon d’eau. Trois fois Rien. Peu de travail, ou presque RIEN. Les projets sont en attente, ce qui veut dire : RIEN. Plus de médicaments. RIEN pour les soulager, RIEN pour les soigner.Plus de tourisme. RIEN. Pour voir quoi ?
Trois Fois RIEN ou la misère ambiante...
Le conflit a fragilisé les femmes qui supportent le fardeau le plus lourd dans leurs activités de reconstruction. La vulnérabilité et les responsabilités des femmes sont aggravées par la perte de leurs moyens d'existence et parfois de leur mari. Il leur faut à présent se reconstruire et assurer l'indispensable à la survie de la famille.
Les moyens d'existence de ces femmes de brousse sont pratiquement inexistants, leurs perspectives de sécurité économique sont restreintes par manque d'éducation, de sensibilisation, d’information.
Niger: Une grave crise alimentaire menace le pays
Le Bureau des Nations-Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a relayé le cri d’alarme des organisations humanitaires, rapporté par l’agence de presse de l’ONU, IRIN (Réseau régionale d’information intégrée). "Il suffit d’aller sur le terrain pour se rendre compte qu’il faut agir maintenant", a déclaré à IRIN le docteur Touré Kalil Hamadoun, responsable terrain de Médecins sans frontières (MSF) à Zinder, région du sud du Niger.
Niamey, 14 mars 2010 (Apic)
Niger : le signal fort des militaires nigériens
Exit donc cette VIe République du chantre du Tazartché, tant contestée par les hommes encore doués de raison, qui devait lui permettre de terminer ses chantiers et, à l’évidence, de jouir ad vitam aeternam des fruits de la croissance.
Dieu et les mânes du Ténéré en ont décidé autrement, bénissant l’audace des jeunes Turcs de l’armée républicaine nigérienne, qui ont réussi l’exploit de cette œuvre de salubrité publique du 18 février 2010, au moment même où la première dame, Adja Larba, dressait la table pour le déjeuner gouvernemental au palais de Tandja 1er.
Inutile de revenir sur la maladie des rois nègres qui a coulé le colonel retraité, mais la liesse populaire et le blanc-seing, à peine voilé, de la Communauté internationale réservés à la junte achève de nous convaincre que depuis la fin de ces deux mandats légaux, le 22 décembre 2009, le successeur du commandant Daouda Mallam Wanké était des plus isolés en son propre pays comme dans la sous-région ouest-africaine. Maintenant que cette épine a été enlevée du pied des Nigériens, il ne restait que ce vœu unanime d’un retour rapide à une vie constitutionnelle normale soit exaucé.
Préoccupation qui s’insère dans l’évangile du commandant Salou Djibo, le nouvel homme fort de Niamey, et de ses disciples qui prêchent, urbi et orbi, la restauration de la démocratie ; mais qui n’est pas sans susciter inquiétudes et appréhensions au regard du silence de mort qui plane sur le calendrier électoral et, comparaison n’est pas raison certes, de promesses semblables non tenues en 1999 en Côte d’Ivoire par le général Robert Guéi et, récemment en 2008, en Guinée avec le capitaine Moussa Dadis Camara. Nous vous faisons grâce du destin politique qui fut le leur après leur forfaiture, mais les premiers pas de la junte nigérienne sont la preuve, si besoin en est encore, qu’elle est issue d’une autre école.
Sans ambiguïté, en effet, les rectificateurs d’un genre nouveau, qui président depuis ce 18 février 2010 aux destinées du Niger, promettent de balayer la maison avant de passer le témoin à un président démocratiquement élu ; mieux, et depuis ce 12 mars, le chef d’escadron Salou Djibo a créé l’événement en signant deux ordonnances rendant inéligibles les militaires, les paramilitaires et les ministres aux prochaines élections.
Fatwa présidentielle qui s’applique aussi et aux président et membres du Conseil suprême de restauration de la démocratie qui tiennent les rênes du pouvoir à Niamey ; même sentence pour l’ensemble de l’administration territoriale ; les chefs de poste administratif ; les maires des communes et les chefs traditionnels.
Au demeurant, même si les dates des futures consultations électorales restent encore hypothétiques, l’on se doit de saluer cette autre audace et cette clairvoyance de la junte qui la crédibilisent et rassurent tout aussi la classe politique nigérienne, que la Communauté internationale, à commencer par la CEDEAO, l’Union africaine et surtout l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui, dès les premières heures de la chute de Tandja, avait demandé des gages de bonne volonté à la junte.
C’est à juste titre donc que, depuis ce vendredi 12 mars, une pluie d’éloges et d’encouragements ne cesse de s’abattre sur Niamey car, les dernières mesures sont un signal fort qui devrait faire tache d’huile sous nos tropiques où, hier seulement baroudeurs sur les nombreux foyers de tension aux quatre coins du continent, ils sont légion aujourd’hui nos bérets rouges, verts, bleus ou noirs qui n’ont de rêve que de faire carrière sur le trône, hélas, très souvent instruits par une opposition qui n’a d’existence que le récépissé de reconnaissance, et l’occupation des médias par des déclarations isolées ; et surtout par ces griots et autres muezzins du parti au pouvoir qui chantent faux aux oreilles du peuple, mais bien à celles du prince à qui ils doivent leur pitance quotidienne. Si seulement l’exemple nigérien pouvait ouvrir les yeux !
La Rédaction L’observateur Paalga
Uranium Major Niger Urged to Review Contracts
The new junta ruling in Niger, one of the world’s biggest uranium producers, should review and possibly renegotiate dozens of resource exploitation contracts, civil rights groups said on Saturday.The West African state, which produces 7.5 percent of the world’s uranium, has a longstanding partnership with French nuclear group Areva as well as more recent ones with Canadian, Chinese, South Korean and other groups.
"Given the opacity surrounding the granting of mining and oil permits in recent years, we urge the immediate creation of a commission of inquiry ... and any necessary steps, notably the renegotiation of contracts," the ROTAB group, a collective of anti-corruption pressure groups, said in a statement.
President Mamadou Tandja was deposed in a February 18 coup after he forced through constitutional changes to extend his five-year term, due to have expired in December.
Despite its resource riches, Niger remains one of the world’s poorest and least-developed countries.
The coup leaders have set up a transitional government of technocrats and military officials and have promised to stage elections in which they would take no part.
No date has been set for the polls and the junta has given no clear sign of whether it plans to review investments before then.
In the past five years Tandja had issued around 130 exploration and exploitation permits for uranium, oil and other resources. A 2007-2009 rebellion in the north meant only around 10 percent of the permits have so far been activated.
(Reporting by Abdoulaye Massalatchi; writing by Mark John; Editing by Michael Roddy)
Volte-face d'Areva à propos du gisement d'Imouraren : Entre calculs et sabotage...
(L’autre OBSERVATEUR N° 95 du 11 Mars 2010)
La firme énergétique française AREVA est-elle rentrée dans le secret du diable pour différer l’exploitation de la mine d’Imouraren jusqu’en 2014, au lieu de 2011 comme convenu avec le régime déchu de Tandja ? Veut-elle considérer les militaires comme des partenaires peu sûrs auxquels elle ne peut pas faire confiance et qu’elle ne reprendra sa coopération avec le Niger que quand ils seront partis ? En tout cas à regarder de près son coup de tête par lequel elle a décidé (unilatéralement ?) de n’ouvrir les mines d’Imouraren qu’en 2013-2014 et de prendre donc tout son temps pour commencer, le comportement d’AREVA est très équivoque et suscite beaucoup d’interrogations. Non seulement elle semble savoir qui sera le prochain président du Niger à cette date et donne l’air de ne vouloir accorder cette faveur exceptionnelle qu’à lui, mais surtout, elle renforce le sentiment de manque de respect pour le peuple du Niger et d’arrière-pensée néocolonialiste qu’on lui a toujours prêtée ici. En effet, au nom de la continuité de l’Etat, on ne voit pas pourquoi cette firme peut arrêter de travailler parce qu’un régime est renversé. Est-elle venue travailler avec le Niger ou avec le seul régime de Tandja ? Etait-ce une coopération avec le pays ou avec le régime ? Les autorités françaises, sont-elles seulement conscientes du degré de gravité de la remise en cause de cet accord pour la position toujours pas très enviable de leur pays au Niger ? S’agit-il de tous ces calculs ou d’autres plus mesquins et plus vicieux encore ? En tout cas même s’ils veulent dissimuler leur responsabilité et paraître au dessus de tout soupçon dans ce coup d’Etat que les gens appellent " le deuxième coup d’Etat de l’Uranium ", AREVA et la France jouent un jeu dangereux au Niger, dont elles connaissent très bien l’allergie traditionnelle les concernant.Parce que la difficulté de la France avec le Niger, ce ne sont pas les institutions officielles de l’Etat, qui changent au gré des élections ou des mouvements politiques, mais le fort courant anti-français qui se développe chez les intellectuels et dans les couches moyennes en général, qui est inversement proportionnel à l’espoir suscité par l’arrivée des chinois chez les populations rurales, dont le régime Tandja est le représentant-type, avec chaque jour une plus grande présence de l’Etat auprès des populations, à travers la gratuité des soins aux enfants et aux femmes, des dons de ceci ou de cela, des histoires d’argent distribué, l’électrification rurale et l’eau potable, etc…
Tout cela fait partie aussi du débat de fond, qui ne se réduit pas au seul aspect de la démocratie (qui est certes important, mais pas suffisant pour remplir le ventre ou étancher la soif !) En clair, l’enjeu est d’être la hauteur de ne pas amener les gens à regretter le temps de Tandja par des investissements sociaux massifs, capables de rivaliser de façon très concrète la présence chinoise, avec ses ponts, ses raffineries et autres chantiers. Et çà, la France ne pourra jamais le réaliser en Afrique ; même pas en Côte d’Ivoire ou au Gabon ! Tout comme il est clair que ce serait une illusion pour la France de vouloir coûte que coûte se positionner au Niger à coût de coups d’Etat. Au lieu de multiplier les entraves au développement du Niger, autant opter pour le modèle de coopération gagnant/gagnant, qui se généralise dans le monde.
C’est inutile de croire que le Niger restera dans le giron de la France parce qu’elle a de grandes capacités de manipulations au sein du microcosme politique ou ailleurs. Autant le contexte international de mondialisation a restructuré les échanges entre les Etats, autant il a modifié le modèle de la coopération, qui exclut désormais la peur. Autrement dit, il ne faut plus exclure de nouvelles guerres froides, sous des formes plus modernes dans nos pays, si d’aventure les puissances occidentales devaient se mettre en travers le progrès des peuple. N’est-ce pas qu’il vaut mieux s’inscrire dans la durée, par la confiance mutuelle et la garantie des intérêts réciproques, plutôt que de s’agripper à une démarche éculée du genre de celle de ELF dans les colonies ?
En outre, il faut se convaincre que cette démarche comporte le risque majeur de mobiliser ensemble des énergies susceptibles de former un parti ou alimenter un programme politique. Et Dieu Seul Sait que de telles initiatives vont trouver très vite des gens pour les financer. Les bénéficiaires de la réforme du code minier sont aujourd’hui assez forts qu’en se mettant de côté, derrière un programme politique ou un parti, ils peuvent prendre le pouvoir, maintenir qui ils veulent et chasser qui ils veulent ! Ce n’est donc pas la peine de jouer aux corsaires. Il faut proposer ce qui peut convaincre et rester ensemble !
NIGER: Les habitants du sud fuient la sècheresse
TANOUT, 11 mars 2010 (IRIN) - Sur les quelque 42 familles que compte habituellement le village de Garin Dagabi, 20 chefs de ménages ainsi que 13 familles entières sont partis à la recherche de nourriture et d’eau.Au cours de la dernière saison des pluies, qui dure en principe quatre mois, le village n’a reçu en tout et pour tout que deux pluies, a dit Issouf Boukary, le chef du village. « A la première pluie, on a semé du mil, ça a commencé à pousser… mais ensuite, tout a séché, on n’a rien pu récolter. »
L’insuffisance des pluies dans tout le pays a conduit à une baisse de 31 pour cent de la production céréalière par rapport à l’année dernière – 410 000 tonnes de moins – d’après les dernières estimations du gouvernement.
Au Niger, un pays qui compte 15 millions d’habitants, la production céréalière brute par habitant risque d’atteindre son niveau le plus bas depuis 20 ans, et plus de la moitié du pays pourrait bien connaître des déficits de production comparables à ceux de 2004, qui avaient contribué à la crise alimentaire nationale de 2005, d’après FEWS NET, l’organisation américaine de surveillance de la famine.
Le gouvernement a estimé que l’insuffisance des pluies a forcé quelque deux millions de personnes à épuiser leurs réserves alimentaires sept mois avant la prochaine récolte. Ce pourrait être le cas, prochainement, de cinq millions de personnes supplémentaires.
Une banque céréalière mise en place il y a trois ans à Garin Dagabi, qui disposait au départ d’un stock de 10 tonnes de céréales, n’en contient plus aujourd’hui qu’environ trois tonnes. « On a un peu d’argent dans la caisse pour acheter d’autres sacs [de mil], mais au prix actuel [à Zinder] on ne peut pas se le permettre et il faut aller loin pour en trouver », a dit M. Boukary à IRIN.
Gouragass
A quelques kilomètres de là, le village de Gouragass n’a pu récolter qu’environ 10 pour cent de sa production habituelle de mil, sorgho et niébé. « En année normale, on arrive à couvrir neuf à 10 mois de nos besoins [alimentaires], mais cette année a été tellement mauvaise qu’on n’avait même pas un mois de réserves après la récolte [en octobre 2009] », a dit à IRIN Alhadji Idi, le chef du village.
Les 140 tonnes de mil distribuées en octobre 2009 par le gouvernement à neuf villages de la zone sont bien loin. L’argent envoyé par les migrants ne suffit pas à couvrir les besoins, comme par le passé, ont dit les chefs des deux villages à IRIN.
« Le village n’avait pas connu une situation aussi difficile depuis [1984, l’une des plus graves crises alimentaires au Niger]. Même [2005] n’était pas aussi dur. Et ça vient à peine de démarrer », a dit M. Idi à IRIN. Les villageois ont divisé par deux la quantité disponible lors des repas, a-t-il ajouté.
Issouf Bayard, sociologue nigérien originaire de Zinder, a dit à IRIN que la crise de 1984 concernait l’élevage et l’agriculture, tandis que celle de 2005 était essentiellement agricole.
« Aujourd’hui, en 1010, nous avons des problèmes d’agriculture et d’élevage, plus une population qui a doublé de volume et des épidémies que nous n’avions pas il y a deux décennies. »
D’après le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il faudra mobiliser quelque 166 millions de dollars pour éviter une crise alimentaire dans la région de Zinder.
Aliment de pénurie
Les prix alimentaires enregistrés en décembre dernier à Zinder étant, selon l’ONG belge AQUADEV, en moyenne 30 pour cent plus élevés que les années précédentes, les ménages se tournent vers une plante sauvage que les habitants appellent ‘jiga’, dont se nourrissent habituellement les chameaux et les criquets.
« Le jiga est un aliment de pénurie », a dit à IRIN Yacouba Adjaharou, directeur de la Direction départementale du développement agricole (DDDA) de Tanout. « Les populations en mangent habituellement en petites quantités, mais lorsque la consommation devient importante, c’est signe de difficultés [d’autant plus que] la cueillette a commencé très tôt [dans la saison]. »
Bétail vendu
Des familles vendent leurs vaches – y compris les vaches pleines et les veaux – pour se procurer de quoi manger, d’après l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). « Un éleveur ne vend jamais sa vache suitée sans qu'il ne soit véritablement en difficulté.», a dit à IRIN Nourou Tall, responsable de programme d’urgence à la FAO.
Les prix offerts ont été divisés par deux à cause de la malnutrition des animaux et de la baisse de la demande du plus gros client du Niger, le Nigeria, dont la devise a perdu de la valeur cette année par rapport au franc CFA.
« Avant, on vendait une brebis au moins 20 000 francs CFA [42 dollars], maintenant ça ne dépasse pas 10 000 », a dit M. Idi, le chef de Gouragass.
Faire feu de tout bois
L’insuffisance des pluies a aggravé la pénurie de foin – estimée à cinq millions de tonnes en 2008 par la FAO – utilisé pour nourrir les animaux. Cette année, la quantité de foin disponible suffit à nourrir seulement un tiers du bétail nigérien.
Même ce stock durera tout au plus deux mois, d’après une récente discussion, organisée par la FAO, entre des organisations travaillant dans le domaine de la sécurité alimentaire. « On peut donc envisager que la situation sera très critique dès le mois d'avril prochain.», a dit M. Tall, de la FAO, à IRIN.
Le gouvernement estime qu’il existe une pénurie de 32 000 tonnes d’aliments pour animaux, tels que le maïs, dont la FAO fournira 8 450 tonnes. La première région bénéficiaire de cette distribution sera Diffa, la région la plus orientale du Niger, suivie de Zinder.
Pendant ce temps, les habitants qui n’ont pas de cheptel font feu de tout bois – au sens propre – pour gagner de l’argent : ils ramassent et vendent tout ce qui peut être transformé en fourrage ou bois de chauffage. « Comme beaucoup d’arbres ont été coupés, les gens vont même déterrer des racines de gros arbres à deux ou trois mètres », a dit a dit à IRIN Souleymane Roufaï Kane, de la DDDA de Tanout.









