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22/06/2013

Après l’Afrique, #Areva s’en prend au #GrandNord !




Je soutiens les #Inuit dans leur résistance contre #Areva !
 Je refuse le saccage du grand Nord canadien par les mines d’ #uranium ! 



Areva, qui exploite des mines d’uranium partout dans le monde, a déjà pollué le Niger et de nombreux autres pays. Elle convoite maintenant le Nunavut, ce territoire du Grand Nord canadien où vit le peuple Inuit !


Près de la petite ville de Baker Lake, un projet de mine d’uranium menace les conditions de vie des Inuit et un écosystème fragile. Areva tente de séduire les autorités locales et d’obtenir le consentement de la population avec des cadeaux et des promesses d’emplois… mais occulte les impacts sanitaires et environnementaux de l’extraction de l’uranium.


Pollution des sols et des eaux pour des millénaires, saccage des zones de chasse, contaminations, voilà ce qui attend les les habitants du Nunavut si Areva n’est pas stoppée. Pour soutenir la résistance des Inuit et exiger l’abandon de ce projet, signez la pétition !


Nucléaire : de la mine aux déchets, nous sommes tou-te-s concerné-e-s.

* Extrait d’un discours prononcé au World Uranium Hearing.

12/04/2013

A VOIR Mardi 16 Avril sur #Arte : "Assistance Mortelle"

En janvier 2010, un tremblement de terre ravageait #Haïti et causait 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,5 million de sans-abri. Tourné sur deux ans, le documentaire de Raoul Peck dresse un constat implacable sur la gestion calamiteuse de l'après-catastrophe par la communauté internationale.

mardi 16 avril à 20h50, 96 min
Documentaire de Raoul Peck
96 min

Un documentaire édifiant ! A voir A.B.S.O.L.U.M.E.NT. !

Teaser réalisé à l'occasion du Festival de Berlin : 


si je devais choisir une phrase, une seule, ça serai celle

de Frankétienne, poête haïtien, citée dans le documentaire :

"Tu meurs, et en plus ils t'insultent"

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Haïti : haro sur l'argent du désastre

LE MONDE TELEVISION |  • Mis à jour le 


Le 12 janvier 2010, un violent tremblement de terre dévastait Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète. Le bilan est terrible : 230 000 morts, plus de 300 000 blessés, 1,5 million de sans-abri, plus d'eau ni d'électricité, une situation sanitaire catastrophique et des millions de mètres cubes de débris à évacuer.
Aussitôt, l'aide humanitaire d'urgence se met en marche avec les organisations non gouvernementales (ONG), épaulées par des experts internationaux de toutes sortes. Les Etats se mobilisent en envoyant sur place une aide militaire et alimentaire. Les banques mondiales promettent d'investir dans l'île 5 milliards de dollars immédiatement, puis 11 milliards sur cinq ans. Bill Clinton, l'ancien président des Etats-Unis, s'en porte garant en tant que coprésident de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), aux côtés de Jean-Max Bellerive, le premier ministre de l'île. Leur mission : superviser et coordonner l'ensemble des projets de reconstruction.
"LE DERNIER ÉCHEC EN DATE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE"
Malheureusement, plus de trois ans après le séisme, le processus de reconstruction est complètement en panne. La majorité de la population haïtienne est toujours sans abri ; le camp Corail, le plus grand bidonville de Port-au-Prince, est passé de 7 000 personnes à 200 000 squatteurs ; l'aide financière promise n'a pas été totalement versée ; et, surtout, les Haïtiens, qui restent les meilleurs connaisseurs du terrain, ont été marginalisés au profit de grandes entreprises dont les intérêts financiers et le calendrier sont souvent peu compatibles avec l'aide humanitaire. "Haïti est le dernier échec en date de la communauté internationale, car la catastrophe n'est pas nécessairement l'événement lui-même, mais l'incapacité à y répondre", constate amèrement le réalisateur haïtien Raoul Peck, ancien ministre de la culture de la République de l'île entre 1996 et 1997 et auteur du documentaire Assistance mortelle diffusé sur Arte mardi 16 avril.
A travers une voix de femme (l'actrice Céline Sallette), qui raconte son désespoir face à un tel malheur, Raoul Peck livre un implacable réquisitoire factuel sur la mauvaise gestion de cette catastrophe, la désorganisation - voire la corruption - des grandes institutions internationales pour la reconstruction d'Haïti. Les témoignages et les images montrent un grand désordre humanitaire où chacun essaie de tirer la couverture à soi, à l'instar de Bill Clinton, qui sait se montrer devant les caméras lorsqu'il se rend en Haïti, mais a refusé d'être questionné par Raoul Peck.
Filmé pendant deux ans par différentes équipes qui ont pu installer leurs caméras dans les lieux stratégiques de décision (gouvernement haïtien, antenne des Nations unies ou celles des ONG...), le document interpelle les responsables, montre les mécanismes complexes et les lourdeurs des administrations, les absurdités de certaines décisions, les blocages culturels, et donne la parole aux habitants qui, tant bien que mal, tentent de se reconstruire une vie.
A l'exemple du camp Corail, situé à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince, où sont construits sans plan d'urbanisme ni perspectives de développement durable des baraques insalubres à la place de maisons en dur. "J'ai voulu filmer de l'intérieur cette machine à broyer, explique Raoul Peck. Les grands bailleurs, les Etats, les institutions financières internationales, les ONG sont isolés dans leur bulle, loin des Haïtiens. Ils sont tous dans des logiques différentes, voire opposées, sans communication ni coordination entre eux. On est dans l'approximation totale", poursuit-il.
LE RETOUR SURRÉALISTE DE "BABY DOC"
Sur place, chacun travaille donc pour soi , au grand désespoir des volontaires de l'aide humanitaire qui, impuissants, doivent faire face à l'inertie des Etats dont les représentants ne veulent pas que l'on se mêle de leur gestion des fonds. "Dans le business de l'humanitaire, chacun plante son drapeau. La dictature de l'aide est violente et arbitraire", souligne Raoul Peck, dans son commentaire. Ainsi, alors que c'est une priorité pour la reconstruction, l'évacuation des 25 millions de mètres cubes de gravats n'est pas planifiée et surtout sans financement. "Lorsque les Etats-Unis annoncent donner 2,5 milliards de dollars, il faut refaire le calcul", tempère Raoul Peck. "Les grandes banques prélèvent déjà 8 % de cette somme pour leurs frais de gestion, et 800 millions de dollars servent à payer les dépenses des 20 000 militaires que personne n'a appelés !", poursuit-il.
Proche du personnel politique de l'île, Raoul Peck a également filmé les secousses de la campagne électorale. Lors d'un meeting, on y voit le retour surréaliste et révérencieux de Jean-Claude Duvalier, le "Baby doc" pilleur de l'île et trafiquant de drogue exilé en France qui, avec ses "tontons macoutes", a fait régner la terreur et semé la mort en Haïti de 1971 à 1986.
Abrupt et loin de tout montage esthétisant, le film de Raoul Peck est guidé par la volonté du réalisateur de porter témoignage et de renvoyer les puissants à leurs responsabilités. "Avec ses 27 000 kilomètres carrés et ses 10 millions d'habitants, Haïti est une ville à l'échelle de la planète, explique le premier ministre, Jean-Max Bellerive. Nous avons eu à notre chevet les banques, les Etats et toutes les structures de coopération, et ils n'ont pas réussi à nous aider. Si cette communauté internationale continue à échouer, qu'est-ce qu'ils vont pouvoir résoudre ailleurs ?"


12/02/2013

Le Mali aujourd'hui - Forum Débat le 14/02 à Paris



co-organisé par Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA

Jeudi 14 Février 18h30
Depuis le 10 janvier 2013, la France est entrée en guerre au Mali. La propagande du gouvernement français, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique" dans ses anciennes colonies africaines. Anticolonialistes, Maliens de la diaspora, partisans de la solidarité internationale entre les peuples, citoyens, nous vous proposons de venir réfléchir ensemble sur cette situation, sur cette intervention afin qu'elle ne devienne pas une recolonisation du Mali, et sur les perspectives pour le Mali de demain.

Les organisateurs présenteront leur point de vue en début de forum puis la parole sera laissée aux organisations présentes : merci aux organisations de nous prévenir en amont si vous souhaitez prendre la parole. 
Les temps de parole seront limités à quelques minutes afin de laisser s'exprimer tous les points de vue.
Le forum vise à dialoguer de façon pacifiste et est basé sur l'écoute.


Bourse du Travail

Entrée libre / Inscription des organisations pour prise de parole auprès de p.farbiaz@aim.com 

06/02/2013

“Il faut qu’Areva paie la facture !”


Interview de Ramatou Solli lors de sa venue en France en novembre, pour Billets d'Afrique.
Publié le 4 février 2013 (rédigé le 4 décembre 2012) parJuliette PoirsonRamatou Solli

Enseignante, Ramatou Solli est coordinatrice du GREN, Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger, fondé en 2006 par dix organisations de la société civile nigérienne. De passage en France, elle témoigne....
Billets d’Afrique : comment est né le GREN ?
Ramatou Solli : Nous voulions « mettre notre nez » dans ce qui se passe sur les industries extractives. De 1968 – début de l’extraction de l’uranium – à l’an 2000 où l’association Aghir in man a commencé ses activités à Arlit, aucune organisation ne s’occupait de ces questions. En 2006, deux autres organisations se sont mises en place au niveau national, le GREN donc qui traite des conditions d’exploitation (de l’uranium mais aussi du pétrole ou de l’or), et le ROTAB qui se concentre sur l’analyse budgétaire.
Nous essayons de mettre en place des coordinations régionales. Nous formons les populations et organisons des séances de sensibilisation pour expliquer que les personnes sont confrontées à un danger silencieux lié à l’exploitation de l’uranium. Au GREN, nous travaillons surtout sur les impacts socio-environnementaux, qui sont de trois ordres : la radioactivité et les montagnes de stériles, l’eau et la santé des travailleurs et des populations.
Quels sont les enjeux liés à l’eau ?
Les mines d’arlit exploitées par Areva se trouvent dans une région désertique, où les eaux de surface sont très rares. La Cominak et la Somaïr [les sociétés minières] prélèvent dans la nappe fossile. Areva, qui a toujours tendance à tourner les choses en sa faveur, reconnaît elle-même avoir pompé dans le sous-sol de la région d’Agadez 270 milliards de litres d’eau de 1968 à 2009.
Le risque c’est que d’ici 30 à 40 ans, il n’y ait plus une goutte d’eau dans le sous-sol. De plus, l’accès à l’eau potable est une préoccupation majeure et constante : les populations de la région n’y ont pas accès et les habitants d’Arlit ont accès à une eau potable que nous soupçonnons fortement d’être contaminée. Il faut savoir qu’Areva pompe presque gratuitement l’eau. Nous souhaitons l’installation d’un compteur sur tous les forages d’Areva pour pouvoir évaluer la quantité d’eau annuelle utilisée.
En plus de régler sa facture d’eau, Areva doit prendre les dispositions pour que la population puisse s’approvisionner en eau potable.
Comment Areva a-t-elle réagi à la campagne du GREN ?
La première réaction a été de dire que nous ne savions pas ce que nous faisions, qu’Areva était une grande entreprise qui fait très bien son travail, qui paie des redevance superficielles à l’Etat et donc qu’elle ne devait rien. Actuellement, nous sommes en train de vérifier s’il y a dans les contrats miniers une disposition qui dispense Areva de payer l’eau. Pour ma part, j’ai presque mangé le contrat mais je n’ai pas vu un seul article qui parle de l’eau. S’il n’y a rien dessus, cela veut dire qu’Areva doit payer. Il n’y a pas non plus une seule disposition dans le code minier qui exonère de payer l’eau.
Les autorités sont-elles en alerte sur le tarissement probable des nappes fossiles ?
Il y a eu plusieurs manifestations pour la cause de l’eau à Arlit mais je n’ai pas vu une seule autorité locale ou nationale. Areva n’a fait aucune déclaration. La signature du contrat d’Imouraren montre que l’on a plutôt envie de continuer à piller et à gaspiller cette eau précieuse : 10 millions de m3 d’eau vont y être pompés par an.
Quel est l’impact de l’exploitation uranifère sur la santé des travailleurs et des populations ?
Pendant 18 ans, les travailleurs embauchés dans les mines n’ont pas été informés que l’uranium était radioactif. Selon les témoignages c’est seulement à partir de 1986 que l’on a commencé à leur dire que c’était dangereux. Plus largement, d’après les experts, les conséquences sur la santé peuvent se déclarer quinze ans après l’exposition. Alors que les populations d’Arlit sont là depuis au moins 40 ans, ce serait malhonnête de dire qu’elles ne sont pas confrontées à la radioactivité.
En 2010 sous la pression de Sherpa et de Médecins du Monde et peut-être pour éviter un procès dans lequel elle avait beaucoup à perdre, Areva a préféré mettre en place une stratégie qui sonne comme une reconnaissance tacite des conséquences de la radioactivité : les observatoires de la santé au Gabon et au Niger [1].
Curieusement ces observatoires concernent uniquement les anciens travailleurs alors que les mines de Cominak et Somaïr sont toujouts en activité et que la mine géante d’Imouraren n’est pas encore en exploitation. Ce n’est pas tout : dans le cadre de l’observatoire, le travailleur souffrant d’une maladie pouvant être liée à l’uranium doit prouver que celle- ci découle de son activité !
Une chose est sûre : beaucoup de personnes sont malades. Sur place, il n’y a pas de volonté d’enquêter sur les liens de cause à effet. Et le tableau désuet auquel les observatoires de santé se réfèrent pour l’indemnisation des maladies professionnelles est très contesté.
Le ROTAB a donc décidé de ne les pas intégrer , considérant que le processus était biaisé dès le départ. Au GREN, nous avons pensé qu’il était de notre responsabilité de rester à l’assemblée générale de l’Observatoire de santé de la région d’Agadez (OSRA) pour voir de près ce qui s’y passe, avoir des informations et avoir un regard critique. Cela nous a permis de constater que, depuis un an, on y fait plus du folklore que de l’observation. Areva fait surtout en sorte d’opposer les membres de la société civile en faisant miroiter quelques avantages matériels.
Comment le gouvernement perçoit votre travail ?
On nous traite parfois de bandits, on nous voit comme des opposants. Parfois, comme c’est le cas actuellement, nos interventions sont très appréciées car tout le monde a intérêt à ce que les revenus des industries extractives soient revalorisés. Par exemple, nous avons monté un réseau des parlementaires pour la transparence de l’industrie minière auprès duquel le message passe ; la population et les journalistes apprécient ce que nous faisons et sont de plus en plus informés.
La constitution de 2010 intègre des éléments sur l’exploitation des industries extractives, qu’est ce que cela change concrètement ?
La VIIe constitution du Niger stipule que les ressources naturelles sont la propriété du peuple nigérien ; les revenus issus du secteur extractif doivent être alloués en priorité aux secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture ; les montants versés à l’Etat par entreprise doivent être présentés de façon désagrégée ; les contrats doivent être publiés au Journal officiel.
C’est une vraie avancée, fruit de la lutte de la société civile puisque des militants faisant partie du conseil consultatif national [en 2010] se sont battus pour qu’elles y soient intégrées. Mais il faut constater que le seul changement à ce jour, c’est la publication systématique des conventions signées avec les entreprises au Journal officiel. Pour les autres points, rien de tangible. Il faut continuer à lutter pour que cela devienne concret surtout en ce qui concerne la santé, l’éducation et l’agriculture. Avec le ROTAB et Alternatives, nous avons remarqué que malgré les dispositions de la constitution et les discours du Président Issoufou et de son Premier ministre, qui prétendaient que l’éducation allait être financée à hauteur de 25% du budget national, ce sont en fait 14.5% qui sont alloués à ce secteur clé – et si l’on regarde de près, c’est 10% qui restent au niveau des ministères !
En 2012, le prix d’achat de l’uranium par Areva a été revalorisé. Récemment, le Président nigérien a haussé le ton après l’annonce d’un report de l’ouverture de la mine d’Imouraren. Comment interprétez- vous cela ?
Le budget du Niger est passé brusquement de 600 milliards de Francs CFA (917 millions d’euros) à 1 200 milliards (1,832 millions d’euros). Le gouvernement compte beaucoup sur les revenus à venir de l’exploitation de la mine d’Imouraren d’où la mauvaise humeur. Il demande donc la revalorisation du prix de l’uranium. En novembre, à l’occasion d’un Conseil des ministres, les autorités ont déclaré que les industries extractives ne contribuent qu’à 5.6% du budget du Niger mais cela n’a pas été suivi d’une stratégie, de propositions concrètes pour mieux tirer profit de cette industrie. Tout récemment, le président a contracté une nouvelle dette pour financer le Plan de développement économique et social 2012-2015 [qu’il était venu présenter aux bailleurs mi-novembre à Paris !] au lieu d’avoir une stratégie permettant de trouver des moyens de boucler le budget sans nous endetter.
Les Nigériens avaient de grands espoirs avec un président ingénieur des mines. Ils disaient : voilà quelqu’un qui s’y connaît mieux que Tandja (son prédécesseur), bien rôdé à la tâche, qui va faire en sorte que le Niger bénéficie pleinement de ses ressources. A vrai dire nous sommes très déçus, nous avons plutôt l’impression que le Niger cherche des solutions à court terme.
Propos recueillis par Juliette Poirson

17/01/2013

La France intervient au #Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique / Communiqué de l'Association #Survie

C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.

La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable. 

Le camouflage multilatéral d’une opération française

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.

Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait. 

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.

Communiqué, le 14 janvier 2013
Contact presse :
danyel.dubreuil@survie.org
Association Survie
107, Boulevard de Magenta
75010 Paris
Tél : 01 44 61 03 25

Comment #Areva laisse mourir ses travailleurs au #Niger

A lire sur Basta

#AREVA ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au #Niger ni ailleurs !



En Bretagne, en juillet 2008, Sortir du nucléaire Cornouaille avec l’appui scientifique de la CRIIRAD, pointait des pollutions radioactives inadmissibles dues à l’exploitation de l’uranium dans plus de 20 sites miniers d’AREVA. Des chemins de randonnée présentaient un niveau radioactif 20 fois plus élevé que le niveau naturel. 4 ans plus tard, le pollueur AREVA n’a pas entrepris une seule action de décontamination ou de radioprotection vis-à-vis de la population malgré la relance constante de l’association Rozglas (Morbihan).

En France, la situation intolérable des 200 anciennes mines a fait se regrouper cet été, les associations locales concernées ainsi que l’association AGHIR IN MAN du Niger en un Collectif Mines Uranium afin qu’AREVA ne fasse la loi ni en France ni au Niger ni ailleurs.

Et pourtant c’est bien ce que compte faire AREVA en assignant en justice l’Observatoire du nucléaire, le 1er février au TGI de Paris. Dans un communiqué du 11 décembre 2012, l’Observatoire du nucléaire* dénonçait le « curieux don » de l’industriel français AREVA avec le versement de 26 millions d’euros dont la majeure partie affectée à l’achat d’un avion au président nigérien. Ce 7 janvier 2013, l’Observatoire du nucléaire a interpellé à travers des lettres ouvertes, le président de la République française, François Hollande, le premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre chargé du développement Pascal Canfin. A ce jour, aucune explication n’a été donnée sur les agissements d’AREVA. A cela s’ajoutent le fonctionnement opaque et stérile des Observatoires de santé au Niger et au Gabon, la violation de la réglementation pour le gisement d’Imouraren au Niger, l’affaire surpayée URAMIN visant à faire acheter des EPR par l’Afrique du Sud, des pratiques douteuses pour acheter la complicité de villageois de PINEHOUSE situé dans les grandes mines d’uranium au nord de la province de Saskatchewan au Canada. Et cette liste n’est qu’un petit aperçu des faits récents.

Aussi la Fédération anti-nucléaire Bretagne demande que cesse l’impunité d’AREVA. L’extraction scandaleuse de l’uranium qui ne laisse qu’un héritage empoisonné aux générations actuelles et futures, doit aussi cesser. Elle salue l’action courageuse de l’Observatoire du nucléaire et lui apporte son entier soutien.

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens épris de transparence, de justice et de démocratie à exprimer leur solidarité en se rassemblant, bâillonnés, devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le Vendredi 1er Février, 18h, jour l’assignation à comparaître de l’ « Observatoire du nucléaire ».

*consulter http://observ.nucleaire.free.fr/

1 600 tonnes de ferrailles sorties des installations d’ #AREVA au #Niger. Parmi elles certains lots sont radioactifs



Environ 1 600 tonnes de ferrailles provenant des sites d’extraction d’uranium de SOMAÏR et COMINAK, filiales d’AREVA au Niger, sont sorties dans le domaine public. En septembre 2012, 1 000 tonnes ont été découvertes chez un ferrailleur d'Arlit. Les contrôles effectués par AGHIRIN’MAN avec un appareil professionnel prêté par la CRIIRAD ont montré que certains lots sont radioactifs. Selon Aghirin'man, le doute persiste, en ce début d'année 2013, sur le devenir de 600 tonnes. Une partie de ces ferrailles aurait été vendue à l’étranger.

L’insuffisance sur le contrôle de la radioactivité des ferrailles est découverte en 2003

Deux filiales d’AREVA exploitent des mines d’uranium dans la région d’ARLIT (Niger) depuis une quarantaine d’années. Il s’agit de la SOMAÏR (exploitation par mines à ciel ouvert) et de la COMINAK (exploitation par mines souterraines). Les activités d’extraction du minerai d’uranium dans les mines, puis les opérations chimiques de traitement du minerai dans les usines d’extraction entraînent une contamination radiologique des équipements utilisés.
A l’issue d’une mission de terrain effectuée à Arlit en décembre 2003, à la demande de l’ONG nigérienne AGHIRIN’MAN, la CRIIRAD avait dénoncé la présence, sur les marchés de la ville, de ferrailles radioactives issues des installations d’AREVA.
Depuis 2003, des contrôles indépendants réalisés ponctuellement par des ONG ont montré que la population est toujours exposée à des ferrailles radioactives, mais le constat de ces derniers mois est particulièrement inquiétant compte tenu des quantités de ferrailles découvertes. Il révèle en outre que, contrairement aux annonces faites aux media et aux représentants de la société civile, AREVA et ses filiales font peu de cas de la protection sanitaire des populations contre les effets des radiations ionisantes.
La contamination des ferrailles par des métaux lourds radioactifs associés à l’uranium tels que uranium 238, thorium 230, radium 226, plomb 210, polonium 210 entraîne une exposition des populations par irradiation externe et des risques de contamination interne en fonction des modes d’utilisation des ferrailles recyclées (usages domestiques possibles). Certaines de ces substances sont particulièrement radiotoxiques par ingestion et par inhalation. Il s’agit d’une contamination durable compte tenu de la période de l’uranium 238 (4,5 milliards d’années) et du radium 226 (1 600 ans). Les mauvaises pratiques des filiales d’AREVA en matière de contrôle des matériaux et déchets radioactifs entraînent donc un accroissement des risques sanitaires pour les populations de la région, voire au-delà, en cas de revente des ferrailles à l’étranger.

Des dysfonctionnements qui perdurent en 2012
Fin août 2012, Almoustapha Alhacen et Rhamar Illatoufegh, respectivement président et secrétaire général d’AGHIRIN’MAN ont participé à un stage de formation sur la radioprotection organisé à la CRIIRAD. La CRIIRAD leur a confié un appareil de détection de radioactivité professionnel (un scintillomètre DG5).
Dès leur retour à ARLIT, en septembre 2012, les membres d’AGHIRIN’MAN ont découvert que des ferrailles en provenance des sites d’extraction d’uranium de la SOMAÏR et de la COMINAK avaient été mises en vente dans le domaine public.
Il s’agit d'environ 1 000 tonnes provenant des installations de la COMINAK1 et 600 tonnes de celles de la SOMAÏR2 .
Une partie de ces ferrailles a été retrouvée chez un ferrailleur d’ARLIT. Les mesures de taux de radiation gamma effectuées par monsieur Rhamar Illatoufegh (AGHIRIN’MAN) sur le tas de ferrailles ont montré des valeurs jusqu’à 1 800 c/s (coups par seconde) soit plus de 9 fois supérieures à la normale.
Deux réunions ont été organisées à Arlit en présence des autorités, des compagnies minières, et des représentants de la société civile. La première le 20 septembre 20123, chez le ferrailleur, pour constater la radioactivité des ferrailles, la seconde le 25 septembre4 où ont été convenues les mesures à prendre.
Selon le ferrailleur, tout ou partie des 600 tonnes de SOMAIR auraient été revendues à un citoyen du Nigéria ou expédiées au Bénin. D'après la coordination de la société civile d'Arlit, elles pourraient se trouver avec celles de la Cominak, dans le lot du ferrailleur. Aucune de ces hypothèses n'est confirmée à l'heure actuelle.
Devant l’absence de réaction concrète des sociétés minières, le président de la Coordination de la Société Civile d’Arlit, M Almoustapha Alhacen a écrit le 26 novembre 20125 au directeur de la SOMAÏR pour rappeler que - plus de 3 mois après la découverte de cette situation - les filiales d’AREVA n’ont donné aucune précision sur le devenir des 600 tonnes de ferrailles de la SOMAÏR.
Selon monsieur Alhacen, joint par téléphone le 15 janvier 2013, SOMAÏR n’a toujours pas apporté les éclaircissements demandés.
Cette situation est inacceptable, AREVA n’est manifestement toujours pas en mesure d’imposer à ses filiales des procédures strictes permettant d’empêcher la sortie des matériaux radioactifs de ses sites. Elle se targue pourtant d’une gestion irréprochable de l’environnement.
La CRIIRAD demande qu’AREVA
  • fasse toute la transparence sur les conditions de cession des ferrailles et la nature des contrôles radiologiques effectués.
  • revoie les procédures de contrôle de radioactivité des matériaux autorisés à quitter ses installations minières.
  • s’engage à repérer et racheter les ferrailles contaminées déjà mises en vente dans le domaine public.
Rédacteur : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.
Avec la participation de Almoustapha ALHACEN, pour l’ONG AGHIRIN’MAN et Anne Hollard, pour l’association « Les Amis d’Aghirin’Man ».

15/01/2013

#Niger #Uranium Des élus et chefs traditionnels d’Agadez alertent sur les risques d’une détérioration de la stabilité !

Nous,
  • Députés nationaux signataires de la présente déclaration,
  • Conseil Régional d’Agadez
  • Chefs traditionnels de la région d’Agadez
  • Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez (GOSCRAZ)
Ayant examiné la situation qui prévaut dans le cadre de la recherche et de l’exploitation minière dans la région d’Agadez, inquiets et préoccupés par l’évolution de cette situation, informons l’opinion nationale et internationale de ce qui suit :
Après un demi siècle de recherche et d’exploitation d’uranium dans la région d’Agadez, c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus de 350 milliards par an qui est réalisé par le groupe Areva et la Société des Mines d’Azelik (SOMINA) au Niger. Cette exploitation a pour conséquences :
  • L’Epuisement des nappes fossiles
  • Le Stockage de 45 millions de tonnes de résidus radioactifs (cas des mines des filiales d’Areva au Niger)
  • La Disparition de la faune, de la flore (bois de chauffe, aires de pâturage...)
  • La Pollution, dégradation et modification irréversible de l’environnement physique
  • La dégradation des mœurs locales
  • L’Etat de dégradation avancée du réseau routier d’Agadez en général et de la route Tahoua-Arlit dite Route de l’Uranium en particulier qui est l’expression type de l’échec de la recherche et de l’exploitation de l’uranium au Niger
  • Le Transport dans des mauvaises conditions et stockage dans les habitations des produits chimiques  ( carbonate, soufre, nitrate, acide sulfurique, soude...etc)
  • La Dispersion par les filiales d’Areva au Niger des ferrailles radiologiquement contaminées dans les villes
  • La Création de zones d’exclusion de 450 Km2 ( cas de la ceinture dite sanitaire d’Imourararen SA)
  • La Très faible utilisation de main d’œuvre-locale
  • La Très faible promotion des entreprises locales
  • La Très faible participation au développement local
  • Le Développement des maladies liées à la radioactivité
  • L’Utilisation abusive et illégale de la sous-traitance
  • La non implication des ONGs et associations dans les opérations de suivi et évaluation des impacts environnementaux et sociaux tel que stipulé par le décret N°2000-397/PRN/NE/LCD du 20 octobre 2000 portant sur la procédure administrative d’évaluation et d’examen des impacts environnementaux en son article 4 alinéa 3 et 7.
  • La démission totale des cadres de l’administration étatique (mines et environnement, d’Evaluation Environnementale des Etudes d’Impact) dans le suivi des activités de recherche et d’exploitation minière
  • L’Epuisement de la nappe d’eau sur les sites uranifères
  • La Contamination de la nappe phréatique par le nitrate utilisé lors des tirs dans la mine de Tchirozérine
  • La Faible extension du réseau électrique au profit de la population
  • Le Risque de développement des maladies liées aux poussières de charbon
Dans le cas particulier de la Société des Mines d’Azelik (SOMINA), on relève  :
  • Le Non respect des normes environnementales en matière de gestion des résidus solides et liquides radioactifs comme les eaux usées déversées dans la vallée et consommées par les animaux
  • La non information et sensibilisation des travailleurs et de la population sur la radioactivité
  • Le non respect des règles de sécurité au travail (tenue de travail, protection …etc)
  • La non déclaration des travailleurs à la caisse nationale de sécurité sociale par les sous-traitants
  • Un recrutement déshumanisant de la main d’œuvre
  • La non participation au développement local
  • Le non respect des valeurs culturelles des populations
  • Les Mauvaises conditions de logement pour les forces de défense et de sécurité
LES AUTRES SOCIETES DE RECHERCHE MINIERE  :
Avec plus de 200 permis de recherche octroyés dans le domaine minier, il est constaté que les sociétés qui en ont bénéficié ne participent pas au développement local en violation des dispositions de la convention type qui leur fait obligation de participer au financement des infrastructures collectives territoriales. Parmi ces sociétés, on citera GOVIEX, GLOBAL Uranium, GAZPROM, Niger Ressources, Niger Uranium, PALADIN qui ont entrepris ces derniers temps un rapatriement des capitaux à travers la mise à l’écart des sociétés et entreprises locales au profit des celles venues de l’extérieur avec leur main-d’œuvre entraînant ce faisant la mise en chômage des jeunes dans une zone où l’Etat s’évertue à consolider la paix en créant des emplois.
Au vu de tout ce qui précède,
Nous,
  • Députés nationaux signataires de la présente déclaration,
  • Conseil Régional d’Agadez,
  • Chefs traditionnels de la région d’Agadez,
  • Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez ( GOSCRAZ),
Lançons un cri d’alarme à l’endroit de nos plus hautes autorités, de nos élus nationaux, régionaux et locaux, des organisations de la société civile, et à l’ensemble de citoyens Nigériens pour prendre conscience de la gravité de cette situation qui risque de mettre en péril la stabilité, la quiétude, et la sécurité de notre pays.
Ont signé :
  • Bachir Sidi Abdoul Aziz- Député
  • Elhadji Gagéré- Député
  • Haïdara Ahmed- Député
  • Mariama Moussa- Députée
  • Mohamed Anacko- Président du Conseil Régional d’Agadez
  • Pour les Chefs Traditionnels de la région d’Agadez :
Sultan de l’Aïr Anastafidet de l’Aïr
Son Altesse Ibrahim Oumarou             Ibrahim Elhadji Mahamane Silimane

  • Pour le Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez (GOSCRAZ) : Almoustapha Alhace
>> A propos de cette déclaration, voir l'article du site Alternative : Des élus et chefs traditionnels d’Agadez alertent sur les risques d’une détérioration de la stabilité !

13/01/2013

Un sale dimanche pour la tolérance

#AimezVousLesUnsLesAutres

22/09/2012

TOUS COBAYES !

Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ? Comment se fait-il que l'énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes?


Pour son troisième film, Jean-Paul Jaud a donné la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, Sénégalais ou Français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Autant de personnes qui s’expriment librement sur ces deux problématiques majeures, les OGM et le nucléaire. 

Avec entre autres : Jean Ziegler ! Simone est fan, la chèvre l'a repéré dans la bande annonce !   

Date sortie : 26 septembre 2012

15/09/2012

2 ans ...

Pensées à Pierre Legrand, Marc Feret, Thierry Dol et Daniel Larribe ! On ne vous oublie pas ! Pensées à leurs familles, leurs proches !

Femmes France-Niger sur France 3 : Urgence inondations !

17/08/2012

La nature n'a pas de prix, les méprises de l'économie verte



L’économie verte est à l’honneur. Le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 2012 en a fait le nouveau récit pour une sortie de la crise globale. L’économie verte ne se résume pas au green-washing ou à la croissance verte. Elle se fonde sur l’octroi de nouveaux droits de propriété privée sur les biens naturels, sur le libreéchange et sur la négation des droits des populations.  Une marche de plus est en passe d’être franchie. Les grandes fonctions écologiques de la planète – stockage du carbone, purification de l’eau, pollinisation – pourraient être transformées en « services écosystémiques » échangeables et valorisables ou en nouvelles marchandises globales et lucratives. Au lieu de prendre acte du fait que l’économie est un sous-système de la biosphère, cette « économie verte » transforme la nature en une entreprise géante, productrice de services, bientôt contrôlée, si les peuples ne s’en mêlent pas, par quelques firmes et fonds financiers. Biodiversité, climat, ressources minières et fossiles, trois cas étudiés dans ce livre, sont ainsi devenus de nouveaux terrains de jeu pour firmes transnationales et projets technoscientifiques. Les auteurs, de même que de nombreux mouvements sociaux, nous invitent à nous libérer de la finance verte et à récupérer les communs, ce qui ouvrira les voies vers des sociétés justes, démocratiques, soutenables et respirables.   Le livre est à 9 € (prix public)

ACTION


01. TINARIWEN Amous Idraout Assouf d'Alwa
02. TAMIKREST Warktifed
03. IBRAHIM DJO EXPERIENCE Blues du Désert [part 1]
04. FARIS & TERAKAFT Derhan Alkher
05. NABIL BALY OTHMANI Teswa Ténéré [desert version]
06. AMANAR Ténéré
07. TADALAT Taghdart
08. ETRAN FINATAWA Gourma
09. TERAKAFT Nak Essanagh
10. TOUMAST Aïtma
11. ❤ BAMBINO ❤ Tigrawahi Tikma - live version
12. TARTIT Tihou Beyatene

12/08/2012

Un été saharien ou presque 2/2




LA-BAS



La guerre ! Les réfugiés !

      Les nouvelles qui nous parviennent du Mali, que ce soit par voie de presse ou par voix d'amis sont toutes plus dramatiques les unes que les autres. Beaucoup d'"amis du Sahara" commencent à voir la réalité en face : le MNLA s'est fait des amis dangereux et s'est fait doublé sur la ligne d'arrivée !


     Les grandes villes du nord sont sous le joug salafiste ... vu de loin ça pourrait n'être qu'une passade, dans une longue histoire déjà drôlement tourmentée (des intégristes, Tombouctou en a vu passer d'autres !), mais vu de l'intérieur et au quotidien ça ne semble pas très amusant pour les habitants restés sur place ! D'ailleurs certains JT racoleurs en font leurs choux gras, nous y reviendrons !


     Beaucoup sont partis, se sont enfuis à temps. Ils sont en Mauritanie, au Burkina, au Niger. Selon le HCR, ils seraient plus de 260.000. Mais quiconque connait un tant soit peu le "fonctionnement" de cette agence ONUsienne se doute que ces chiffres sont sous-estimés ! 

     Au Niger par ex, je ne serais pas étonnée que seule la moitié du nombre réel de réfugiés soit pris en compte par le HCR. En effet, l'objectif du HCR c'est d'avoir à tout prix l'illusion de couvrir les besoins vitaux de tous les réfugiés. Et comme c'est impossible ou presque, le meilleur moyen de se le faire croire c'est de refuser d'enregistrer les réfugiés qu'il est trop difficile d'assister, et/ou de confier l'aide à des partenaires locaux, souvent peu opérationnels voire pire...

     Un exemple insoutenable, au Niger, dans la région de Tillia, le HCR confie des millions de F CFA à une ONG locale fraîchement crée qui est soit-disant capable de couvrir tous les besoins de tous les réfugiés d'une zone grande comme plusieurs fois la France ! Je vous laisse imaginer le résultat : détournements, refus de reconnaitre les réfugiés. Et comme les UNs ont peur d'aller dans la zone, aucun contrôle n'est effectué. Le HCR jetterait l'argent par les fenêtres, le résultat serait le même !


     Autant dire que les réfugiés les plus chanceux n'ont que des miettes des millions d'euros injectés par l'Europe et les USA.

Sur le site de Mentès au Niger (Midal) - Mai 2012
Plus de 4000 réfugiés maliens sont oubliés de tous,
le HCR refuse de les reconnaitre.

Les bases militaires Françaises et américaines ...

     Ces bailleurs français et américains des agences ONUsiennes et ONGs internationales qui jettent l'argent par les fenêtres sont également ceux qui déploient pas si discrètement que ça leurs "forces" sur le terrain. Le Niger accueille sur son sol des forces françaises et américaines (les journaux locaux en font état sans concessions), et Issoufou Mahamadou (chef d'état nigérien) se prend pour Compaore !

     Nous préparerait-on doucement mais sûrement à une intervention militaire extérieure ! ? Attali se prend pour BHL ... TF1 "s'empare" du sujet... Pour le moment officiellement rien de prévu, à part un soutien éventuel à la Cedeao ! Mouais ... n'empêche que sur le terrain nigérien ça ne ressemble pas vraiment à un soutien psychologique, ni même logistique mais bien à un déploiement de forces occidentales ! Et puis il a bien fallu reloger tous les GI qui trainaient au Mali (Tessalit, Tombouctou etc...) ces dernières années ! Et puis il y a nos mines ... nos mines d'uranium, notre soit disant "indépendance énergétique" qui se trouve dans les parages ! A Arlit, les mines d'Areva tournent à plein régime et même François Hollande voudrait que les futures mines soient vite opérationnelles !

Pendant ce temps à Niamey, les trafiquants roulent en Hummer et les villas de luxe avec arrosage automatique n'en finissent plus de pousser dans le quartier Francophonie ...

On regarde, on attend la suite ... on en parle un peu !

Femme peul au puits d'Egarak - Mai 2012

20/06/2012

Le G20 va-t-il séquestrer Rio+20 et l'ONU au profit d'un modèle insoutenable ?

Crédit photo : © Jean de Peña / Collectif à-vif(s).

Les vingt chefs d'État des pays les plus puissants de la planète se réunissent les 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique, la veille de la conférence officielle des Nations unies, dite Rio+20, qui débutera officiellement le 20 juin. Rajoutés à l'ordre du jour du G20, le développement durable et la croissance verte vont être discutés à vingt pays avant de l'être à 194 ? Les propositions du G20 seront-elles à prendre ou à laisser ? Le multilatéralisme sera-t-il séquestré par les grandes puissances politiques et économiques au détriment des populations et de la nature ?
Alors que les négociations sur la déclaration finale de Rio+20 patinaient, le Brésil a décidé de publier samedi, et de manière unilatérale, un nouveau document qui va servir de base des négociations à venir. Ce texte présente des reculs substantiels par rapport aux précédentes versions, pourtant déjà inacceptables. De nombreuses références à des principes de justice ou à des droits élémentaires, comme le droit à l'eau et l'assainissement, n'y figurent plus ou ont été fortement rabotées.Par contre, dans les passages portant sur la mise en oeuvre de l'économie verte ou du développement durable, aucune référence aux mécanismes de marché et logiques néolibérales ne manque. Partenariats public-privé, financements innovants - mais sans taxe sur les transactions financières -, défense du libre-échange, encouragement aux « bonnes pratiques » du business, promotion des investissements privés, figurent en bonne place dans la déclaration. Comme si renforcer ce modèle de développement basé sur le pouvoir de la finance et la privatisation des communs pouvait remédier à ses conséquences !
Tentée de se rendre à la réunion du G20 avec ce document inacceptable entre les mains, Dilma Rousseff, présidente du Brésil, prendrait la lourde responsabilité de court-circuiter les négociations de l'ONU. Portant sur des enjeux concernant l'ensemble des pays de la planète, la conférence Rio+20 serait ainsi séquestrée par le G20. À l'initiative du Brésil, vingt chefs d'État réunis dans un club autoproclamé et illégitime, vont-ils s'octroyer encore un peu plus la direction des affaires du monde en excluant 174 autres pays ? La France et François Hollande seront-ils complices ?
Le G20 n'a jamais fait preuve de détermination à revoir en profondeur le modèle néolibéral et insoutenable actuel. Ses maigres engagements sur les paradis fiscaux ou la suppression des subventions aux énergies fossiles n'ont jamais été suivis d'effet, le G20 préférant sauver les banques plutôt que les peuples. La pression du G20 sur la conférence de Rio+20 ne pourra que renforcer les « solutions » consistant à étendre les logiques de financiarisation et de marchandisation de la nature.
Contre ce modèle néolibéral et prédateur, insoutenable tant sur le plan écologique que social, de nombreuses organisations, dont Attac France, organiseront une activité intitulée "Protéger les communs, pas les banques" ce mardi 19 juin 2012 de 11h30 à 13:30, au Sommet des Peuples à Rio de Janeiro (Tente 3).

Attac France - le 19 juin 2012

A Rio, les femmes donnent de la voix contre le capitalisme vert


Belle manifestation des femmes, ce lundi 18 juin, dans le cadre du Sommet des peuples à Rio de Janeiro. Elle a fait la une de certains titres de la presse brésilienne. L’objectif qui était de faire entendre la voix des femmes contre cette économie verte que les gouvernements réunis à Rio+20 sont en train de nous imposer est donc atteint.
Parties vers 7 heures du matin du campement que les femmes de la Marche mondiale des femmes (MMF) partagent avec les militants de la Vía campesina, près de 2000 femmes sont arrivé(e)s sur le site du Sommet des peuples, à quelques kilomètres de là où s’inaugurait la tente “Territoire global des femmes”. Elles ont alors été rejointes par un nombre important de femmes et d’hommes et c’est un cortège de plus de 10 000 personnes qui s’est ébranlé pour porter leurs voix dans les rues du Centre de Rio.
Cette marche, organisée à l’initiative de la MMF, de Vía Campesina, de l’Articulaçao da mulheres brasileiras et de plus de 30 autres organisations, proclamait sur la banderole de tête “Femmes en lutte contre la marchandisation de nos corps, de nos vies et de la nature”. Le cortège, animé par plusieurs groupes de percussions, dont la batucada de la MMF, agitant au vent des banderoles de toutes couleurs, a circulé pendant plus de 4 heures dans les rues de la ville pour affirmer leur engagement contre l’économie verte, cette fausse solution à la crise écologique qui veut transformer la nature en prestataire de service et en un nouveau marché pour les capitaux spéculatifs.
Le monde n’est pas une marchandise, les femmes non plus !” “Pour les féministes, le capitalisme vert ne fait pas recette !” “Femmes contre le terrorisme néolibéral !” “L’argent du BNDES est l’argent du peuple !” Voilà quelques-uns des slogans que l’on pouvait entendre ou lire sur les banderoles, à côté des revendications plus classiques, contre la violence, pour le droit à l’avortement, etc. Dans le cortège, des femmes de tous les continents, de tous les pays, avec une forte majorité de femmes brésiliennes évidemment, mais aussi de la “matrie” latinoaméricaine. Des paysannes, des femmes mineurs, des ramasseuses d’ordure, des indigènes, des syndicalistes et des militantes politiques. Et cet appel : “María, ven con nosotros”.... “Femmes, rejoignez-nous !”

ATTAC.ORG - mardi 19 juin 2012, par Lucile Daumas