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31/08/2013

#Tamasheq.net : le site des musiques touareg !



Pour toutes les infos sur la musiques Touareg rdv sur l'excellent site TAMASHEQ.NET

Très régulièrement mis à jour ce site permet de suivre toute l'actualité des pontes de la musique saharienne, comme Tinariwen & cie, mais aussi, et c'est tout l'intérêt du site, de découvrir de nouveaux sons , de nouveaux musiciens, ceux qui font la musique saharienne d'aujourd'hui et de demain ! 

On y apprend par exemple que Mdou Moctar, nouvelle star nigérienne de la guitare, sort enfin un album ! 



Ecoutez "Radio Déserts" sur #FranceCulture dans Continent Musiques ! #Youpi !



Une série d'émissions d'Elodie Maillot, "Radio Déserts" a écouter ou réécouter sur France Culture.fr

La première émission " Le Sahel par la bande " est consacrée à la musique sahelo-saharienne ! Avec Bambino, Tinariwen, Mdou Moctar, Amanar & Cie ! 

On s'y demande comment les cassettes puis les téléphones portables ont façonné un nouveau son du Niger, au Mali, en passant par la Mauritanie, l'Algérie ou la Libye entre rébellion, guitares électriques et samplers…

Une belle émission ! Qui illustre bien la réalité de la musique saharienne d'aujourd'hui ! 
Un seul petit regret, l'absence totale d'Abdallah Oumbadougou ... dont la musique apporte pourtant beaucoup à la compréhension de la musique actuelle au Nord-Niger. 


+ Ecoutez aussi :  Les "elles" du Désert :  des femmes, des voix, et des musiques entre le Sahara Occidental, le Sahel, Xinjiang, la Laponie, les USA et ailleurs... 


Avec entre autres Aziza Brahim et Tartit !  



+

Toujours sur France Culture : City Song : Haïti ;-)

Haïti, les grandes formations du pays distillent des sentiments pluriels au gré de leurs chansons qui flirtent élégamment avec un répertoire américain, français et cubain. Boléros, compas et cadence ont alors la part belle dans le Port au Prince de la fin des années 1960 et du début des années 1970.


26/04/2013

Au #Niger, l'enjeu de l' #uranium (article publié dans @LeMonde)




Ici, on l'appelle "la route de l'uranium". Elle relie la ville de Tahoua, à l'ouest de la capitale, à Arlit, dans le nord du pays, où se trouvent les mines exploitées par l'entreprise française Areva. Daouda et ses amis la connaissent bien. Ces jeunes du quartier Terminus, dans le centre de Niamey, ont presque tous de la famille dans le Nord. Et ils ne décolèrent pas. "Faire ce voyage est à chaque fois un cauchemar", affirme Daouda, expliquant qu'une longue journée est nécessaire pour venir à bout de cette route de 600 km devenue au fil des ans une mauvaise piste.
Comme lui, beaucoup de Nigériens y voient le symbole du manque de retombées de l'exploitation de l'uranium pour les populations. Le Niger, pays sahélien frontalier du Mali, est le quatrième producteur mondial de ce minerai, mais il est aussi, avec la République démocratique du Congo, le plus pauvre de la planète. "C'est une situation que l'on ne peut pas comprendre", souligne Ali Idrissa, coordinateur du Rotab, un réseau d'associations locales qui milite pour une meilleure redistribution des ressources minières du pays. Mais le militant estime que la période est au changement.
 Début février, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a déclaré vouloir revoir son partenariat avec Areva, présent depuis quarante ans dans le pays, estimant qu'il n'est pas "gagnant-gagnant". Selon le chef de l'Etat, le Niger tire de son uranium 100 millions d'euros par an, à peine 5 % de son budget. "Ce n'est pas admissible", a-t-il déclaré, ajoutant : "C'est la seule solution pour que ce partenariat soit durable."

"LE TEMPS DES MONOPOLES EST TERMINÉ"
Si les autorités nigériennes accroissent leur pression, c'est que les contrats des deux grandes mines d'Arlit et d'Akokan arrivent à échéance à la fin de 2013. L'Etat nigérien veut-il obtenir une hausse du prix d'achat de son uranium (les cours mondiaux ne lui sont pas favorables) ? Accroître sa part dans les sociétés d'exploitation ? "Nous ne savons rien de la teneur des discussions", avoue Ali Idrissa. Début mars, le groupe Areva a juste confirmé que des négociations étaient en cours.
L'autre dossier-clé pour le Niger est la mine d'Imouraren (nord). Avec une production attendue de 5 000 tonnes par an, elle devrait faire du pays le deuxième producteur mondial d'uranium, mais sa mise en exploitation par Areva est sans cesse reportée, au grand dam de l'actuel gouvernement nigérien qui compte sur ces ressources supplémentaires. Le groupe a récemment annoncé qu'il verserait 35 millions d'euros au Niger sur trois ans. Cette somme, présentée comme une aide pour sécuriser les sites d'uranium - après les prises d'otages de 2010 , est en réalité, selon un document confidentiel rendu public, une indemnité pour compenser le retard pris à Imouraren.
Dans ce rapport de force, le Niger tire parti de la compétition internationale pour l'accès aux matières premières. Les autorités n'hésitent pas à brandir la menace de la concurrence chinoise. L'ancien président Mamadou Tandja, renversé en 2010, s'en était déjà servi pour obtenir le doublement du prix d'achat de l'uranium. La Chine a depuis obtenu la mine d'Azelik (nord) et surtout l'exploitation du pétrole à l'est. A Niamey, le "pont de l'amitié" Chine-Niger flambant neuf qui enjambe le fleuve Niger témoigne de cette présence croissante de Pékin et de sa "diplomatie du cadeau". "Le temps des monopoles est terminé", estimait début février le président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou.
Dans sa démarche, le gouvernement est aussi poussé par les attentes d'une société civile solide qui a déjà obtenu plusieurs avancées, dont une loi prévoyant que 15 % des revenus miniers et pétroliers reviennent aux régions d'extraction et l'inscription dans la Constitution de garanties sur la gestion des ressources naturelles.
Dernier atout de la partie nigérienne : le président Issoufou, élu en 2011, est un ancien responsable du secteur minier, et est donc parfaitement au fait des subtilités de telles négociations.

Charlotte Bozonnet




19/04/2013

L'ALBUM DE L'ANNEE : #NOMAD

 #TOUSKE !

Simone et la chèvre sont de vraies groupies et l'assument totalement ! 
Même le Hérisson kiffe grave ;-)


Une production à la hauteur du talent du meilleur musicien touareg de sa génération ! Un Album enregistré à Nashville avec Dan Auerbach des Black Keys ! Que des vieux morceaux à la sauce Nashville ! C'est très Rock ! 

Les guitares sur Her Ténéré sont juste E.N.O.R.M.E ! ! ! ! !

On attend impatiemment des compo récentes ! 

BRAVO BAMBINO! 






26/03/2013

L'événement de l'année aura lieu à #Niamey !



Tinariwen pour la première fois au Niger !!!

Mais aussi : 

Abdallah Oumbadougou
BAMBINO !
Atri n'Assouf
Tamikrest
Nabil Othmani
Hami Ekawel
Hasso Akotey 
Mouma
Kel Assouf

Formidable événement ! Bravo !
Vive la jeunesse nigérienne ! 

On regrettera seulement l'absence de #Terakaft !

Au Palais des Sports dès 20 h !

22/02/2013

Jean-Marc Durou sur #FranceCulture "Le peuple bleu"

Troisième escale dans notre semaine bleue, qui sera aussi une escale dans le Sahara cet après-midi. Avec Jean-Marc Durou, guide  saharien devenu photographe, nous évoquerons les Touaregs, ce peuple bleu sillonant le plus grand désert chaud du monde et avec qui il a vécu dix ans durant.

 

ECOUTEZ ICI

 

Nous avions le choix de plusieurs hommes bleus. Des footballeurs aux Schtroumpfs, en passant par la récente communauté de Sébastien Tellier, mais c’est aux Touaregs que nous nous intéresserons. Après avoir ce lundi porté notre attention sur le  langage, la façon dont on décrit la bleu, la place que cette couleur occupe dans nos expressions et notre littérature ; après avoir, hier, remonté le temps jusqu’au moyen âge, où travailler le pastel et chercher son azur idéal, revêtait pour le moins, un aspect existentiel, choisissons aujourd’hui un peuple bleu. Plusieurs se présentaient à nous dont les Touaregs. Outre l’image d’Epinal qui veut que leurs peaux soient teintes de bleu, à porter si longtemps les chèches contre mauvais esprits et sables tournants, le peuple est bleu dans son nomadisme originel, son rapport au ciel, sa musique, large et vieille. "On entre en Sahara comme on entre en religion" disait Théodor Monod : je ne sais si c’est ainsi que notre invité en parlerait, ce qui est sûr c’est qu'il y entre tôt, en technicolor, avant de rencontrer les couleurs plus réelles de la vraie vie dans le désert. Evidemment, c’est en termes géopolitiques que l’on évoque actuellement le plus souvent les Touaregs : la répétition de leurs soulèvements, du début du XXème siècle à aujourd’hui, leurs position actuelle, pour peu qu’elle soit homogène, dans le conflit malien… Soit. Probablement nous en parlerons d’un tout autre point de vue cet après midi.

Notre invité, Jean-Marc Durou, est photographe, et auteur de nombreux livres sur le désert et les Touaregs.

12/02/2013

Le Mali aujourd'hui - Forum Débat le 14/02 à Paris



co-organisé par Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA

Jeudi 14 Février 18h30
Depuis le 10 janvier 2013, la France est entrée en guerre au Mali. La propagande du gouvernement français, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique" dans ses anciennes colonies africaines. Anticolonialistes, Maliens de la diaspora, partisans de la solidarité internationale entre les peuples, citoyens, nous vous proposons de venir réfléchir ensemble sur cette situation, sur cette intervention afin qu'elle ne devienne pas une recolonisation du Mali, et sur les perspectives pour le Mali de demain.

Les organisateurs présenteront leur point de vue en début de forum puis la parole sera laissée aux organisations présentes : merci aux organisations de nous prévenir en amont si vous souhaitez prendre la parole. 
Les temps de parole seront limités à quelques minutes afin de laisser s'exprimer tous les points de vue.
Le forum vise à dialoguer de façon pacifiste et est basé sur l'écoute.


Bourse du Travail

Entrée libre / Inscription des organisations pour prise de parole auprès de p.farbiaz@aim.com 

07/02/2013

#Baaaaammmmmbbbbbbiiiiiiiiiiinnnnoooooo !!!!!!

 

Lu sur Tamasheq.net : Le troisième album de Bambino s'intitulera "Nomad" et est annoncé pour le 2 avril 2013 sur le prestigieux label américain Nonesuch. L'album a été produit par Dan Auerbach, leader des Black Keys et s'annonce résolument rock, comme le prouve le teaser ci-dessous !

"Nomad" sera disponible en CD, vinyle et téléchargement. Il est d'ores et déjà possible de le précommander sur le site du label, en recevant immédiatement le titre "Azamane Tiliade".

Sur #FranceCultre Pierre Boiley : les volontés d’indépendances des Touaregs, depuis l’indépendance


La Fabrique de l'Histoire - 07.02.2013
par Emmanuel Laurentin



Table ronde sur les volontés d’indépendances des Touaregs du Mali, depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui avec Pierre Boiley et les reportages réalisés par Arnaud Contreras.


Pierre Boilley est historien, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine, du Sahara et des peuples nomades comme les Touaregs,  directeur du CEMAf (Centre d’études des mondes africains).

Ecoutez aussi les 3 émission précédentes :
  1. L’Empire du Mali et de son fondateur mythique, Soundiata Keita +++ 
  2. Sikasso, dernière ville conquise dans la région par les forces coloniales françaises, en 1898 +++ 
  3. La Fédération du Mali +++

06/02/2013

“Il faut qu’Areva paie la facture !”


Interview de Ramatou Solli lors de sa venue en France en novembre, pour Billets d'Afrique.
Publié le 4 février 2013 (rédigé le 4 décembre 2012) parJuliette PoirsonRamatou Solli

Enseignante, Ramatou Solli est coordinatrice du GREN, Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger, fondé en 2006 par dix organisations de la société civile nigérienne. De passage en France, elle témoigne....
Billets d’Afrique : comment est né le GREN ?
Ramatou Solli : Nous voulions « mettre notre nez » dans ce qui se passe sur les industries extractives. De 1968 – début de l’extraction de l’uranium – à l’an 2000 où l’association Aghir in man a commencé ses activités à Arlit, aucune organisation ne s’occupait de ces questions. En 2006, deux autres organisations se sont mises en place au niveau national, le GREN donc qui traite des conditions d’exploitation (de l’uranium mais aussi du pétrole ou de l’or), et le ROTAB qui se concentre sur l’analyse budgétaire.
Nous essayons de mettre en place des coordinations régionales. Nous formons les populations et organisons des séances de sensibilisation pour expliquer que les personnes sont confrontées à un danger silencieux lié à l’exploitation de l’uranium. Au GREN, nous travaillons surtout sur les impacts socio-environnementaux, qui sont de trois ordres : la radioactivité et les montagnes de stériles, l’eau et la santé des travailleurs et des populations.
Quels sont les enjeux liés à l’eau ?
Les mines d’arlit exploitées par Areva se trouvent dans une région désertique, où les eaux de surface sont très rares. La Cominak et la Somaïr [les sociétés minières] prélèvent dans la nappe fossile. Areva, qui a toujours tendance à tourner les choses en sa faveur, reconnaît elle-même avoir pompé dans le sous-sol de la région d’Agadez 270 milliards de litres d’eau de 1968 à 2009.
Le risque c’est que d’ici 30 à 40 ans, il n’y ait plus une goutte d’eau dans le sous-sol. De plus, l’accès à l’eau potable est une préoccupation majeure et constante : les populations de la région n’y ont pas accès et les habitants d’Arlit ont accès à une eau potable que nous soupçonnons fortement d’être contaminée. Il faut savoir qu’Areva pompe presque gratuitement l’eau. Nous souhaitons l’installation d’un compteur sur tous les forages d’Areva pour pouvoir évaluer la quantité d’eau annuelle utilisée.
En plus de régler sa facture d’eau, Areva doit prendre les dispositions pour que la population puisse s’approvisionner en eau potable.
Comment Areva a-t-elle réagi à la campagne du GREN ?
La première réaction a été de dire que nous ne savions pas ce que nous faisions, qu’Areva était une grande entreprise qui fait très bien son travail, qui paie des redevance superficielles à l’Etat et donc qu’elle ne devait rien. Actuellement, nous sommes en train de vérifier s’il y a dans les contrats miniers une disposition qui dispense Areva de payer l’eau. Pour ma part, j’ai presque mangé le contrat mais je n’ai pas vu un seul article qui parle de l’eau. S’il n’y a rien dessus, cela veut dire qu’Areva doit payer. Il n’y a pas non plus une seule disposition dans le code minier qui exonère de payer l’eau.
Les autorités sont-elles en alerte sur le tarissement probable des nappes fossiles ?
Il y a eu plusieurs manifestations pour la cause de l’eau à Arlit mais je n’ai pas vu une seule autorité locale ou nationale. Areva n’a fait aucune déclaration. La signature du contrat d’Imouraren montre que l’on a plutôt envie de continuer à piller et à gaspiller cette eau précieuse : 10 millions de m3 d’eau vont y être pompés par an.
Quel est l’impact de l’exploitation uranifère sur la santé des travailleurs et des populations ?
Pendant 18 ans, les travailleurs embauchés dans les mines n’ont pas été informés que l’uranium était radioactif. Selon les témoignages c’est seulement à partir de 1986 que l’on a commencé à leur dire que c’était dangereux. Plus largement, d’après les experts, les conséquences sur la santé peuvent se déclarer quinze ans après l’exposition. Alors que les populations d’Arlit sont là depuis au moins 40 ans, ce serait malhonnête de dire qu’elles ne sont pas confrontées à la radioactivité.
En 2010 sous la pression de Sherpa et de Médecins du Monde et peut-être pour éviter un procès dans lequel elle avait beaucoup à perdre, Areva a préféré mettre en place une stratégie qui sonne comme une reconnaissance tacite des conséquences de la radioactivité : les observatoires de la santé au Gabon et au Niger [1].
Curieusement ces observatoires concernent uniquement les anciens travailleurs alors que les mines de Cominak et Somaïr sont toujouts en activité et que la mine géante d’Imouraren n’est pas encore en exploitation. Ce n’est pas tout : dans le cadre de l’observatoire, le travailleur souffrant d’une maladie pouvant être liée à l’uranium doit prouver que celle- ci découle de son activité !
Une chose est sûre : beaucoup de personnes sont malades. Sur place, il n’y a pas de volonté d’enquêter sur les liens de cause à effet. Et le tableau désuet auquel les observatoires de santé se réfèrent pour l’indemnisation des maladies professionnelles est très contesté.
Le ROTAB a donc décidé de ne les pas intégrer , considérant que le processus était biaisé dès le départ. Au GREN, nous avons pensé qu’il était de notre responsabilité de rester à l’assemblée générale de l’Observatoire de santé de la région d’Agadez (OSRA) pour voir de près ce qui s’y passe, avoir des informations et avoir un regard critique. Cela nous a permis de constater que, depuis un an, on y fait plus du folklore que de l’observation. Areva fait surtout en sorte d’opposer les membres de la société civile en faisant miroiter quelques avantages matériels.
Comment le gouvernement perçoit votre travail ?
On nous traite parfois de bandits, on nous voit comme des opposants. Parfois, comme c’est le cas actuellement, nos interventions sont très appréciées car tout le monde a intérêt à ce que les revenus des industries extractives soient revalorisés. Par exemple, nous avons monté un réseau des parlementaires pour la transparence de l’industrie minière auprès duquel le message passe ; la population et les journalistes apprécient ce que nous faisons et sont de plus en plus informés.
La constitution de 2010 intègre des éléments sur l’exploitation des industries extractives, qu’est ce que cela change concrètement ?
La VIIe constitution du Niger stipule que les ressources naturelles sont la propriété du peuple nigérien ; les revenus issus du secteur extractif doivent être alloués en priorité aux secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture ; les montants versés à l’Etat par entreprise doivent être présentés de façon désagrégée ; les contrats doivent être publiés au Journal officiel.
C’est une vraie avancée, fruit de la lutte de la société civile puisque des militants faisant partie du conseil consultatif national [en 2010] se sont battus pour qu’elles y soient intégrées. Mais il faut constater que le seul changement à ce jour, c’est la publication systématique des conventions signées avec les entreprises au Journal officiel. Pour les autres points, rien de tangible. Il faut continuer à lutter pour que cela devienne concret surtout en ce qui concerne la santé, l’éducation et l’agriculture. Avec le ROTAB et Alternatives, nous avons remarqué que malgré les dispositions de la constitution et les discours du Président Issoufou et de son Premier ministre, qui prétendaient que l’éducation allait être financée à hauteur de 25% du budget national, ce sont en fait 14.5% qui sont alloués à ce secteur clé – et si l’on regarde de près, c’est 10% qui restent au niveau des ministères !
En 2012, le prix d’achat de l’uranium par Areva a été revalorisé. Récemment, le Président nigérien a haussé le ton après l’annonce d’un report de l’ouverture de la mine d’Imouraren. Comment interprétez- vous cela ?
Le budget du Niger est passé brusquement de 600 milliards de Francs CFA (917 millions d’euros) à 1 200 milliards (1,832 millions d’euros). Le gouvernement compte beaucoup sur les revenus à venir de l’exploitation de la mine d’Imouraren d’où la mauvaise humeur. Il demande donc la revalorisation du prix de l’uranium. En novembre, à l’occasion d’un Conseil des ministres, les autorités ont déclaré que les industries extractives ne contribuent qu’à 5.6% du budget du Niger mais cela n’a pas été suivi d’une stratégie, de propositions concrètes pour mieux tirer profit de cette industrie. Tout récemment, le président a contracté une nouvelle dette pour financer le Plan de développement économique et social 2012-2015 [qu’il était venu présenter aux bailleurs mi-novembre à Paris !] au lieu d’avoir une stratégie permettant de trouver des moyens de boucler le budget sans nous endetter.
Les Nigériens avaient de grands espoirs avec un président ingénieur des mines. Ils disaient : voilà quelqu’un qui s’y connaît mieux que Tandja (son prédécesseur), bien rôdé à la tâche, qui va faire en sorte que le Niger bénéficie pleinement de ses ressources. A vrai dire nous sommes très déçus, nous avons plutôt l’impression que le Niger cherche des solutions à court terme.
Propos recueillis par Juliette Poirson

17/01/2013

Comment #Areva laisse mourir ses travailleurs au #Niger

A lire sur Basta

#AREVA ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au #Niger ni ailleurs !



En Bretagne, en juillet 2008, Sortir du nucléaire Cornouaille avec l’appui scientifique de la CRIIRAD, pointait des pollutions radioactives inadmissibles dues à l’exploitation de l’uranium dans plus de 20 sites miniers d’AREVA. Des chemins de randonnée présentaient un niveau radioactif 20 fois plus élevé que le niveau naturel. 4 ans plus tard, le pollueur AREVA n’a pas entrepris une seule action de décontamination ou de radioprotection vis-à-vis de la population malgré la relance constante de l’association Rozglas (Morbihan).

En France, la situation intolérable des 200 anciennes mines a fait se regrouper cet été, les associations locales concernées ainsi que l’association AGHIR IN MAN du Niger en un Collectif Mines Uranium afin qu’AREVA ne fasse la loi ni en France ni au Niger ni ailleurs.

Et pourtant c’est bien ce que compte faire AREVA en assignant en justice l’Observatoire du nucléaire, le 1er février au TGI de Paris. Dans un communiqué du 11 décembre 2012, l’Observatoire du nucléaire* dénonçait le « curieux don » de l’industriel français AREVA avec le versement de 26 millions d’euros dont la majeure partie affectée à l’achat d’un avion au président nigérien. Ce 7 janvier 2013, l’Observatoire du nucléaire a interpellé à travers des lettres ouvertes, le président de la République française, François Hollande, le premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre chargé du développement Pascal Canfin. A ce jour, aucune explication n’a été donnée sur les agissements d’AREVA. A cela s’ajoutent le fonctionnement opaque et stérile des Observatoires de santé au Niger et au Gabon, la violation de la réglementation pour le gisement d’Imouraren au Niger, l’affaire surpayée URAMIN visant à faire acheter des EPR par l’Afrique du Sud, des pratiques douteuses pour acheter la complicité de villageois de PINEHOUSE situé dans les grandes mines d’uranium au nord de la province de Saskatchewan au Canada. Et cette liste n’est qu’un petit aperçu des faits récents.

Aussi la Fédération anti-nucléaire Bretagne demande que cesse l’impunité d’AREVA. L’extraction scandaleuse de l’uranium qui ne laisse qu’un héritage empoisonné aux générations actuelles et futures, doit aussi cesser. Elle salue l’action courageuse de l’Observatoire du nucléaire et lui apporte son entier soutien.

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens épris de transparence, de justice et de démocratie à exprimer leur solidarité en se rassemblant, bâillonnés, devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le Vendredi 1er Février, 18h, jour l’assignation à comparaître de l’ « Observatoire du nucléaire ».

*consulter http://observ.nucleaire.free.fr/

1 600 tonnes de ferrailles sorties des installations d’ #AREVA au #Niger. Parmi elles certains lots sont radioactifs



Environ 1 600 tonnes de ferrailles provenant des sites d’extraction d’uranium de SOMAÏR et COMINAK, filiales d’AREVA au Niger, sont sorties dans le domaine public. En septembre 2012, 1 000 tonnes ont été découvertes chez un ferrailleur d'Arlit. Les contrôles effectués par AGHIRIN’MAN avec un appareil professionnel prêté par la CRIIRAD ont montré que certains lots sont radioactifs. Selon Aghirin'man, le doute persiste, en ce début d'année 2013, sur le devenir de 600 tonnes. Une partie de ces ferrailles aurait été vendue à l’étranger.

L’insuffisance sur le contrôle de la radioactivité des ferrailles est découverte en 2003

Deux filiales d’AREVA exploitent des mines d’uranium dans la région d’ARLIT (Niger) depuis une quarantaine d’années. Il s’agit de la SOMAÏR (exploitation par mines à ciel ouvert) et de la COMINAK (exploitation par mines souterraines). Les activités d’extraction du minerai d’uranium dans les mines, puis les opérations chimiques de traitement du minerai dans les usines d’extraction entraînent une contamination radiologique des équipements utilisés.
A l’issue d’une mission de terrain effectuée à Arlit en décembre 2003, à la demande de l’ONG nigérienne AGHIRIN’MAN, la CRIIRAD avait dénoncé la présence, sur les marchés de la ville, de ferrailles radioactives issues des installations d’AREVA.
Depuis 2003, des contrôles indépendants réalisés ponctuellement par des ONG ont montré que la population est toujours exposée à des ferrailles radioactives, mais le constat de ces derniers mois est particulièrement inquiétant compte tenu des quantités de ferrailles découvertes. Il révèle en outre que, contrairement aux annonces faites aux media et aux représentants de la société civile, AREVA et ses filiales font peu de cas de la protection sanitaire des populations contre les effets des radiations ionisantes.
La contamination des ferrailles par des métaux lourds radioactifs associés à l’uranium tels que uranium 238, thorium 230, radium 226, plomb 210, polonium 210 entraîne une exposition des populations par irradiation externe et des risques de contamination interne en fonction des modes d’utilisation des ferrailles recyclées (usages domestiques possibles). Certaines de ces substances sont particulièrement radiotoxiques par ingestion et par inhalation. Il s’agit d’une contamination durable compte tenu de la période de l’uranium 238 (4,5 milliards d’années) et du radium 226 (1 600 ans). Les mauvaises pratiques des filiales d’AREVA en matière de contrôle des matériaux et déchets radioactifs entraînent donc un accroissement des risques sanitaires pour les populations de la région, voire au-delà, en cas de revente des ferrailles à l’étranger.

Des dysfonctionnements qui perdurent en 2012
Fin août 2012, Almoustapha Alhacen et Rhamar Illatoufegh, respectivement président et secrétaire général d’AGHIRIN’MAN ont participé à un stage de formation sur la radioprotection organisé à la CRIIRAD. La CRIIRAD leur a confié un appareil de détection de radioactivité professionnel (un scintillomètre DG5).
Dès leur retour à ARLIT, en septembre 2012, les membres d’AGHIRIN’MAN ont découvert que des ferrailles en provenance des sites d’extraction d’uranium de la SOMAÏR et de la COMINAK avaient été mises en vente dans le domaine public.
Il s’agit d'environ 1 000 tonnes provenant des installations de la COMINAK1 et 600 tonnes de celles de la SOMAÏR2 .
Une partie de ces ferrailles a été retrouvée chez un ferrailleur d’ARLIT. Les mesures de taux de radiation gamma effectuées par monsieur Rhamar Illatoufegh (AGHIRIN’MAN) sur le tas de ferrailles ont montré des valeurs jusqu’à 1 800 c/s (coups par seconde) soit plus de 9 fois supérieures à la normale.
Deux réunions ont été organisées à Arlit en présence des autorités, des compagnies minières, et des représentants de la société civile. La première le 20 septembre 20123, chez le ferrailleur, pour constater la radioactivité des ferrailles, la seconde le 25 septembre4 où ont été convenues les mesures à prendre.
Selon le ferrailleur, tout ou partie des 600 tonnes de SOMAIR auraient été revendues à un citoyen du Nigéria ou expédiées au Bénin. D'après la coordination de la société civile d'Arlit, elles pourraient se trouver avec celles de la Cominak, dans le lot du ferrailleur. Aucune de ces hypothèses n'est confirmée à l'heure actuelle.
Devant l’absence de réaction concrète des sociétés minières, le président de la Coordination de la Société Civile d’Arlit, M Almoustapha Alhacen a écrit le 26 novembre 20125 au directeur de la SOMAÏR pour rappeler que - plus de 3 mois après la découverte de cette situation - les filiales d’AREVA n’ont donné aucune précision sur le devenir des 600 tonnes de ferrailles de la SOMAÏR.
Selon monsieur Alhacen, joint par téléphone le 15 janvier 2013, SOMAÏR n’a toujours pas apporté les éclaircissements demandés.
Cette situation est inacceptable, AREVA n’est manifestement toujours pas en mesure d’imposer à ses filiales des procédures strictes permettant d’empêcher la sortie des matériaux radioactifs de ses sites. Elle se targue pourtant d’une gestion irréprochable de l’environnement.
La CRIIRAD demande qu’AREVA
  • fasse toute la transparence sur les conditions de cession des ferrailles et la nature des contrôles radiologiques effectués.
  • revoie les procédures de contrôle de radioactivité des matériaux autorisés à quitter ses installations minières.
  • s’engage à repérer et racheter les ferrailles contaminées déjà mises en vente dans le domaine public.
Rédacteur : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.
Avec la participation de Almoustapha ALHACEN, pour l’ONG AGHIRIN’MAN et Anne Hollard, pour l’association « Les Amis d’Aghirin’Man ».

15/01/2013

#Niger #Uranium Des élus et chefs traditionnels d’Agadez alertent sur les risques d’une détérioration de la stabilité !

Nous,
  • Députés nationaux signataires de la présente déclaration,
  • Conseil Régional d’Agadez
  • Chefs traditionnels de la région d’Agadez
  • Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez (GOSCRAZ)
Ayant examiné la situation qui prévaut dans le cadre de la recherche et de l’exploitation minière dans la région d’Agadez, inquiets et préoccupés par l’évolution de cette situation, informons l’opinion nationale et internationale de ce qui suit :
Après un demi siècle de recherche et d’exploitation d’uranium dans la région d’Agadez, c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus de 350 milliards par an qui est réalisé par le groupe Areva et la Société des Mines d’Azelik (SOMINA) au Niger. Cette exploitation a pour conséquences :
  • L’Epuisement des nappes fossiles
  • Le Stockage de 45 millions de tonnes de résidus radioactifs (cas des mines des filiales d’Areva au Niger)
  • La Disparition de la faune, de la flore (bois de chauffe, aires de pâturage...)
  • La Pollution, dégradation et modification irréversible de l’environnement physique
  • La dégradation des mœurs locales
  • L’Etat de dégradation avancée du réseau routier d’Agadez en général et de la route Tahoua-Arlit dite Route de l’Uranium en particulier qui est l’expression type de l’échec de la recherche et de l’exploitation de l’uranium au Niger
  • Le Transport dans des mauvaises conditions et stockage dans les habitations des produits chimiques  ( carbonate, soufre, nitrate, acide sulfurique, soude...etc)
  • La Dispersion par les filiales d’Areva au Niger des ferrailles radiologiquement contaminées dans les villes
  • La Création de zones d’exclusion de 450 Km2 ( cas de la ceinture dite sanitaire d’Imourararen SA)
  • La Très faible utilisation de main d’œuvre-locale
  • La Très faible promotion des entreprises locales
  • La Très faible participation au développement local
  • Le Développement des maladies liées à la radioactivité
  • L’Utilisation abusive et illégale de la sous-traitance
  • La non implication des ONGs et associations dans les opérations de suivi et évaluation des impacts environnementaux et sociaux tel que stipulé par le décret N°2000-397/PRN/NE/LCD du 20 octobre 2000 portant sur la procédure administrative d’évaluation et d’examen des impacts environnementaux en son article 4 alinéa 3 et 7.
  • La démission totale des cadres de l’administration étatique (mines et environnement, d’Evaluation Environnementale des Etudes d’Impact) dans le suivi des activités de recherche et d’exploitation minière
  • L’Epuisement de la nappe d’eau sur les sites uranifères
  • La Contamination de la nappe phréatique par le nitrate utilisé lors des tirs dans la mine de Tchirozérine
  • La Faible extension du réseau électrique au profit de la population
  • Le Risque de développement des maladies liées aux poussières de charbon
Dans le cas particulier de la Société des Mines d’Azelik (SOMINA), on relève  :
  • Le Non respect des normes environnementales en matière de gestion des résidus solides et liquides radioactifs comme les eaux usées déversées dans la vallée et consommées par les animaux
  • La non information et sensibilisation des travailleurs et de la population sur la radioactivité
  • Le non respect des règles de sécurité au travail (tenue de travail, protection …etc)
  • La non déclaration des travailleurs à la caisse nationale de sécurité sociale par les sous-traitants
  • Un recrutement déshumanisant de la main d’œuvre
  • La non participation au développement local
  • Le non respect des valeurs culturelles des populations
  • Les Mauvaises conditions de logement pour les forces de défense et de sécurité
LES AUTRES SOCIETES DE RECHERCHE MINIERE  :
Avec plus de 200 permis de recherche octroyés dans le domaine minier, il est constaté que les sociétés qui en ont bénéficié ne participent pas au développement local en violation des dispositions de la convention type qui leur fait obligation de participer au financement des infrastructures collectives territoriales. Parmi ces sociétés, on citera GOVIEX, GLOBAL Uranium, GAZPROM, Niger Ressources, Niger Uranium, PALADIN qui ont entrepris ces derniers temps un rapatriement des capitaux à travers la mise à l’écart des sociétés et entreprises locales au profit des celles venues de l’extérieur avec leur main-d’œuvre entraînant ce faisant la mise en chômage des jeunes dans une zone où l’Etat s’évertue à consolider la paix en créant des emplois.
Au vu de tout ce qui précède,
Nous,
  • Députés nationaux signataires de la présente déclaration,
  • Conseil Régional d’Agadez,
  • Chefs traditionnels de la région d’Agadez,
  • Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez ( GOSCRAZ),
Lançons un cri d’alarme à l’endroit de nos plus hautes autorités, de nos élus nationaux, régionaux et locaux, des organisations de la société civile, et à l’ensemble de citoyens Nigériens pour prendre conscience de la gravité de cette situation qui risque de mettre en péril la stabilité, la quiétude, et la sécurité de notre pays.
Ont signé :
  • Bachir Sidi Abdoul Aziz- Député
  • Elhadji Gagéré- Député
  • Haïdara Ahmed- Député
  • Mariama Moussa- Députée
  • Mohamed Anacko- Président du Conseil Régional d’Agadez
  • Pour les Chefs Traditionnels de la région d’Agadez :
Sultan de l’Aïr Anastafidet de l’Aïr
Son Altesse Ibrahim Oumarou             Ibrahim Elhadji Mahamane Silimane

  • Pour le Groupement des organisations de la société civile de la région d’Agadez (GOSCRAZ) : Almoustapha Alhace
>> A propos de cette déclaration, voir l'article du site Alternative : Des élus et chefs traditionnels d’Agadez alertent sur les risques d’une détérioration de la stabilité !